Benjamin et l'orchestre invisible, Polar, Miossec et Cali

Publié le par Luna

 

 

 

Pour cette première date de la tournée Europe2 nouvelle scène, le Transbordeur affiche complet, et ce depuis plusieurs jours. La raison? Certainement la venue de Cali, dont c'est la dernière date avant un repos bien mérité...

 

 

19h, je m'approche de la petite file qui claque des dents à cause des températures (enfin!) hivernales...

Pas trop de monde pour l'instant, j'arrive donc à me glisser au troisième rang de la fosse, en attendant Laure, indochinoise 100% pur jus, mais ouverte à de nouvelles découvertes musicales et scéniques, accompagnée d'amies.

 

 

20h, après un petit speech de la présentatrice (le concert est retransmis en direct sur Internet et à la radio), un petit groupe fait son entrée : il s'agit de Benjamin et l'orchestre invisible. Pas si invisible que ça, et plutôt doué. On sent une influence de -M- dans le jeu de guitare de Benjamin, mais aussi dans les mimiques et la façon d'interpréter les chansons, qui parlent de différents personnages et de situations quotidiennes. Une bonne prestation en somme.

Une petite demie-heure plus tard, les techniciens changent légerement le plateau, et Polar entre en scène, soutenu par des fans déjà actives. Polar, si vous ne le connaissez pas encore, chante -entre autres- "Le Brasier", morceau diffusé régulièrement sur Europe2 (normal me direz-vous, vu qu'elle organise la soirée...). Ses compos sont pas mal du tout, et oscillent entre pop légère et survitaminée. Sa voix me rapelle celle de Gabriel Evan... Mais en moins bien (ben vi Gabriel il peut faire de suuuuperbes envolées lyriques... ben vi j'suis fan et alors? lol). Là encore, une demie-heure de concert, et hop! changement de plateau... Les 1500 personnes attendues sont désormais toutes là. Un p'tit quart d'heure cette fois-ci à attendre, avant l'entrée en scène de M. Christophe Miossec, sa voix rocailleuse, sa démarche un peu vacillante et son pied de micro qu'il martyrise régulièrement et qui ressemble plus à une canne pour lui qu'à autre chose...

  

   

 

    

 Son entrée sur scène se fait sous des applaudissements plus soutenus ; beaucoup de personnes dans le public semblent apprécier sa musique... Hypothèse confirmée avec le premier morceau, "La facture d'électricité" que tout le monde reprend en coeur... S'en suivent des morceaux de son nouvel album (que je ne connais pas encore donc désolée mais je n'ai pas les titres). Mais quelques extraits de "1964" seront également joués, comme "Je m'en vais" et "Brest" (aaaaa qu'elle est sublime cette chanson...). Miossec semble presque intimidé et gêné devant ce public qui l'acclame. Pourtant c'est une très bonne prestation qu'il nous offre ce soir (il n'a pas l'air trop éméché pour une fois lol...). Il va bientôt repartir sur les routes d'ailleurs... Je vais donc surveiller sa tournée je sens lol. Au bout d'une heure et d'un rappel, Miossec quitte la scène, la démarche toujours aussi hésitante, mais le sourire aux lèvres...

 

 

 

 

Tout le monde l'attend. Moi y compris, et avec impatience. Je l'ai raté 4 fois. Avec, à chaque fois, la promesse du "je le verrais la prochaine fois". Je savais que cette fois pouvait être la dernière avant longtemps. Et je ne regrette pas d'avoir persévéré! Quelques fans sont venus de loin pour sa dernière date. Et pourtant les techniciens mettent du temps à changer le plateau... Une bonne demie heure s'écoule, puis arrive le batteur, en plein lumière, qui semble vouloir refaire des essais sur sa batterie... Petit sourire au coin des lèvres, il frappe une fois, deux fois, et lance l'intro de "Tes désirs font désordre". Cali arrive ensuite, sans entrée de scène programmée avec lumière noire ou tamisée... Non, il entre simplement, souriant, le regard pétillant. Sans même attendre son signal, le public se met à sauter, à chanter... Cali s'amuse avec son public et le public aime ça!  "Je te souhaite à mon pire ennemi" suit, et puis... Là je vous donne les titres en désordre, parce que je suis incapable de me rappeller l'ordre...  "Je ne vivrai pas sans toi", "Dolorosa", "Je m'en vais", "Il y a une question",  "Qui se soucie de moi", un fulgurant et bordélique "C'est quand le bonheur", "Elle m'a dit" qui voit Cali faire un voyage sur le public de la scène aux gradins et des gradins à la scène, pour finir couché, terrassé, exténué, mais se relevant 10 secondes plus tard pour reprendre le refrain de plus belle... 

 

Il est increvable...

 

  

 

 

 

 

Le temps s'est arrêté... J'ai été entraînée par ce pantin gesticulant, se donnant à fond, jouant avec ses musiciens et son public, le poussant à chanter plus fort, toujours plus fort... Je me souviens de mes pieds qui décollent du sol sans que je ne m'en rende vraiment compte, de mes joues qui me font mal à force de sourire, de tout ce bonheur qui passe de partout, qui nettoie toutes les pensées sombres, les souvenirs blessants, tout ce noir que je traînais depuis trop longtemps... Je me souviens de la lumière, éclatante, chaude, bénéfique, et qui entoure cet homme... Un regard et la folie d'un adolescent, une spontanéité de gamin,  dans un corps d'homme, que dis-je, d'une sauterelle plutôt, et dont il émane tant de joie de vivre, de bonheur, de générosité... Un simple regard, un simple geste, et on est touchés...

 

 

 

 

 

 

Cali, c'est un cadeau. Un Artiste qui donne sans compter. Qui se nourrit du public, qui lui-même se nourrit de cet échange de  bonheur et de joie. Un bel échange en somme...

 

 

 

Une heure et quart plus tard (enfin il me semble) et après un rappel accompagné par tous les autres artistes de la soirée, qui reprennent en coeur "Chef, une p'tite bière, on a SOIF!! :D, Cali se retire sous les applaudissments et les "bravos" d'un public définitivement conquis. Dur de redescendre sur terre... J'ai encore un sourire aux lèvres, et malgré le fait d'avoir sauté pendant une heure, j'ai l'impression de m'être "rechargée"... Laure et moi nous rejoignons les gradins où l'attendent sa coloc et une amie à elle avec qui on échange quelques impressions. Puis détour au bar, ça fait toujours du bien, petit autographe de Polar et félicitations pour sa prestation, et on re-discute. Et là, surprise : un homme aux cheveux trempés et complètement exténué fais son apparition à côté de nous... Cali... On s'approche, il signe gentiment les autographes, se prête au jeu des photos, cela fera un souvenir de plus... :) Je lui dis Merci pour ce bonheur, d'être repassé par Lyon, que je l'avais raté 4 fois mais que j'avais bien fait de persévérer, et surtout, de bien se reposer pour nous revenir en pleine forme. Son regard azur trahit sa fatigue mais il a toujours cette étincelle de folie... Il s'en va rejoindre ses musiciens, et nous repartons affronter le froid, mais le sourire aux lèvres...

 

 

 

Cali vient de rejoindre le panthéon des Artistes que j'admire le plus, et qui m'ont le plus surprise en concert. Celui-ci restera gravé comme l'un des meilleurs parmis les 40 et quelques auxquels j'ai assisté ces 4 dernières années.

 

 

Merci Cali...

 

 

 

 

 

Luna

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
M
Salut! merci pour le comm d'AeZ!Tu as de la chance d'être aller voir Cali, ça a du être d'enfer!Continue toi aussi d'écrire, c'est bon pour tout le monde!!! Bisous et à bientôt!
Répondre
K
Je suis très étonnée.<br />
Répondre
U
Bonne soirée visiblement, encore une que j'ai râtée à cause de cette putain d'hôtellerie restauration enfin dans quelques mois c'est finit.<br /> Je susi ravie pour toi !!!
Répondre
A
quel bonheur de te savoir heureuse et pleine de joie...<br />  <br /> Merci Cali d'avoir redonner le sourir a ma tite Luna....<br />  <br /> DEs bisoussssss
Répondre
C
merci pour ton résumé...ben alors tu lui as demandé un autographe à cali tu lui a pas plutot demandé "sa griffe" lol...Je suis contente pour toi que tu es passé une bonne soirée.BisousCécile
Répondre